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LE STANDARD

 


Croquis de la femelle labrador idéale
 


 " Aspect général : fortement charpenté, au rein court, très actif. Le crâne est large. La poitrine est bien descendue et les côtes bien développées : le rein et l’arrière-main sont larges et puissants ".
Rappelons la raison d’être du Labrador : il est destiné à relayer le chasseur dans les cas où celui-ci est dans l’incapacité totale de conclure son action de chasse. C’est-à-dire de retrouver le gibier qu’il a tiré. Le labrador devra donc retrouver ce gibier souvent blessé et pouvant encore se déplacer rapidement ou plonger. Il devra pouvoir effectuer ce travail, par n’importe quelle condition climatique, que ce soit sur un terrain inaccessible ou encore et surtout à l’eau. Il devra ensuite ramener ce gibier à son maître dans les plus brefs délais sans l’endommager, souvent sur de longues distances. Ce doit donc être un chien endurant, rapide et puissant. La morphologie du labrador doit lui permettre d’effectuer le travail pour lequel il a été sélectionné au départ.
L’ossature solide supporte un corps compact. La cage thoracique, qui doit loger convenablement un cœur et des poumons d’athlète, est aussi profonde en hauteur qu’en longueur. Elle descend sous les coudes et se prolonge suffisamment vers l’arrière pour assurer une ligne de dessous qui ne doit en aucun cas sembler levrettée. La tête aux proportions harmonieuses s’attache sur une encolure élégante et vigoureuse, levier permettant le transport de lourds oiseaux. Le dos court, tendu, musclé, prolongé par un fouet très épais à la base, en forme de queue de loutre que le chien bat énergiquement lorsqu'il manifeste son intérêt. Le poil particulier, destiné à protéger le chien des ronces et de l'eau glacée, est composé d'un sous poil dense et doux au toucher, et d'un poil couvrant, nettement plus long et passablement rêche et confère à l’ensemble son apparence de rondeur. En statique, en mouvement, dans l’eau qu'il trouble à peine, y évoluant comme un mammifère aquatique, c’est toujours l’impression d’équilibre qui prévaut.
Equilibre des formes où la force s’allie à l’élégance, excluant tout excès, et son complément l'équilibre mental, raison première de la popularité du labrador. 
La nuance entre mâle et femelle doit être immédiatement perceptible sans nuire pour autant à l’allure générale. Le corps du mâle plus compact que celui de la femelle s’inscrit véritablement dans un carré, sa tête au crâne et au museau plus larges reflète une virilité civilisée.
Avec pour ménager de la place aux petits, son corps un peu plus long que celui du mâle, aux lignes plus douces, sa tête de grande dame ou de midinette, la femelle, sans rien perdre de sa puissance, est résolument féminine.
  
«Caractéristiques:  Bon caractère, très facile, nez excellent, dent douce, passion pour l’eau, compagnon fidèle capable de s’adapter partout ».
Bon caractère, c’est-à-dire calme et patient. Très agile, c’est-à-dire capable d’utiliser ses capacités physiques avec aisance, rapidité et intelligence. Très agile est à l’opposé de surexcité. Le surexcité peut être brillant en exposition mais il aura souvent la dent et le caractère durs et il utilisera aussi mal son nez que son cerveau déficient. Quant à ses facultés d’adaptation, elles seront aussi limitées que celles de sa progéniture. On en trouve hélas de ces labradors atypiques générés par une méconnaissance ou une mauvaise interprétation du standard qui en ont rompu l’équilibre. Le vrai labrador, celui qui correspond au standard, est un chien peu encombrant en dépit de sa taille parce qu’il est calme et attentif à son maître, s'il aboie ce n'est qu'à bon escient, il s’adapte partout même en ville. Intelligent, joueur et sportif si nécessaire, en vrai chien de compagnie, c’est de compagnie qu’il a le plus besoin, et nullement d'espace, et ne supporte pas la solitude.

«Tempérament: Intelligent, ardent et docile, il ne demande qu’à faire plaisir. Naturel amical sans aucune trace d’agressivité, il ne doit pas non plus se montrer craintif à l’excès ».
Le labrador est le « pépère » par excellence auxquels les enfants peuvent s’accrocher sans risque pour apprendre à marcher, et qui accompagnera calmement les personnes âgées lors de leurs promenades. Pour avoir vu les trésors de patience et de gentillesse que les labradors sont toujours disposés à prodiguer à leurs très jeunes maîtres, pour avoir cédé des labradors adultes à des personnes âgées vivant en maisons de retraite acceptant les chiens, et pour avoir, avec une angoisse injustifiée, laissé partir une chienne de 6 mois avec un enfant atteint d’une tumeur au cerveau qu’elle allait accompagner jusqu’au bout, je sais que le labrador n’a pas fini de m’apprendre de quelles multiples façons peut s’exprimer son caractère fiable et ses capacités d’adaptation.
Comme le disait Lady Howe de son Banchory Bolo : « ce sont pas ses titres prestigieux qui me l’ont rendu si précieux, c’est le fait qu’il était le chien le plus intelligent, le plus humain que j’ai connu. Il apprenait remarquablement vite et n’oubliait plus jamais ce qu’il avait compris ».

«Tête et crâne: Crâne large, stop marqué. Tête bien dessinée sans joues épaisses ou charnues. Mâchoires de longueur moyenne, puissantes. Elles ne sont pas un sifflet. La truffe est large, les narines bien développées ».
La tête de ce chien, destiné à l’origine à rapporter sans les endommager aussi bien un canard blessé plongeant en eau profonde qu’un coq faisan piétant dans les ronces, est en harmonie avec le reste de son corps et dénote classe, puissance et douceur. Le crâne, qui abrite un cerveau de taille adéquate est large, parallèle au chanfrein, le stop marqué sans exagération descend en pente douce jusqu’au chanfrein. Le chanfrein est profond et aussi long que le crâne. La tête du labrador, aussi unique en son genre que l’est le chien lui-même, ne doit rappeler aucune autre race. Les lignes sont nettes sans lourdeur. Tout les excès sont à proscrire : stops trop marqués ou inexistants, joues saillantes, chanfreins en sifflet, museaux trop courts ou trop longs, truffes en trompettes à la manière du pointer et tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, ferait penser à un autre chien. Par ailleurs, la tête du mâle doit être masculine alors que celle de la femelle doit être féminine ce qui ne signifie pas, là encore, qu’un mâle puisse avoir une tête de rottweiler et une femelle une tête de fouine ou vice-versa. Si l’on ne distingue pas le sexe d’un labrador à la seule vue de sa tête, c’est que ce labrador est très médiocre.
Chez les jaunes, la truffe se dépigmente en fonction des saisons, ou du cycle hormonal pour les femelles, mais le tour de l’œil et les babines conservent en permanence une pigmentation aussi foncée que possible.
Les axes crânio-facial doivent être parallèles, et le chanfrein d'une longueur égale à celle du    crâne.
«Yeux:  De dimension moyenne, exprimant l’intelligence et le bon caractère. De couleur marron ou noisette ».

Les yeux du labrador sont très expressifs, ils interrogent avec douceur. L’œil rond ne sied pas au labrador. Son expression intelligente empreinte de sagesse s’accommode mieux d’un œil en amande. La douceur du regard s’exprime grâce à la couleur chaude de l’œil, noisette ou marron. L’œil trop foncé durcit le regard et, chez le noir, il peut même priver totalement le chien d’expression. L’œil trop clair, c’est-à-dire jaune, qui donne un regard d’oiseau de proie, est moins souvent rencontré qu’un œil trop foncé, mais tout aussi choquant.
"La couleur de l'oeil varie du noisette au brun (couleur du caramel). L'oeil ne doit être ni clair ni groseille, il ne doit absolument pas être noir. L'oeil est de taille moyenne, ovale, sans tendance à être enfoncé ou protubérant, et, par-dessus tout, il doit immédiatement donner une impression de douceur" Comtesse Lorna Howe - The Popular Labrador Retriever, 1975 (5ème édition)
Chez les chiots labradors noirs ou jaunes, le regard est bleuté, les jeunes chocolats ont la particularité d'avoir les yeux verts. Ces couleurs évoluent ensuite vers le noisette ou le marron.

«Oreilles:  Ni grandes ni lourdes, elles tombent contre la tête et sont attachées plutôt en arrière ».
Les oreilles sont attachées de chaque côté du crâne. Lorsque le chien est attentif et qu’il les dresse, elles prolongent le crâne de part et d’autre et retombent contre la tête. Elles ne doivent pas être attachées trop haut comme celles du rottweiler.

«Mâchoires: Les mâchoires et les dents sont fortes et présentent un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c’est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d’équerre par rapport aux mâchoires ».
Il arrive que les mâchoires n’aient pas la longueur voulue. On distingue deux cas :
  ° le chien dit « prognathe » est celui dont la mâchoire supérieure est plus courte que la mâchoire inférieure, si bien que les incisives inférieures trouvent leur place devant les incisives supérieures.
 ° le chien dit « bégüe » est celui dont la mâchoire inférieure est en retrait par rapport à la mâchoire supérieure, dans ce cas, les canines inférieures sont placées derrière les canines supérieures.
 


Ces 2 défauts qui entraînent la non-confirmation du chien adulte ne l’handicapent cependant pas au cours de sa vie. Ce genre de défaut peut être visible dès 5 semaines, toutefois, la croissance et le changement de dents (le chiot perd ses dents de lait vers 4 mois) peuvent normaliser la situation. Au cours de  sa première année de vie, le chiot ne grandit pas toujours de façon harmonieuse. A certains moments par exemple, l’arrière-main peut être plus haute que l’avant-main. Il en est de même de la tête qui peut, surtout chez le mâle, passer par des stades où il vaut mieux ne plus le regarder. Les mâchoires peuvent, elles aussi, évoluer de manière anachronique l’une par rapport à l’autre, et l’on n’est vraiment fixé qu’au moment où le chien atteint sa maturité. 
En Angleterre, on ne tient compte que de l’articule en ciseau parfait des incisives, sans se préoccuper du nombre de prémolaires.
En France, pour la confirmation, on ne se soucie pas du manque des PM1, les toutes petites prémolaires placées immédiatement devant les canines. Par contre, sauf pour un sujet exceptionnel, le manque de 2 prémolaires consécutives, ou de plus de deux prémolaires par mâchoire, ce qui est plutôt rare chez le labrador, entraîne le refus de confirmation.

«Cou: Net, puissant et solide, s’insérant dans des épaules bien placées ».
Pour permettre au chien de porter le gibier sur de longues distances, il lui faut une encolure puissante et suffisamment longue prenant naissance entre des épaules obliques. Une épaule droite, ayant pour conséquence une encolure placée trop en avant, déséquilibre le chien qui sera incapable de porter un gibier lourd. L’encolure trop courte ou trop légère a le même effet. L’épaule droite est un insupportable défaut dès lors que l’on ressent intimement comment et pourquoi le labrador est ce qu’il est.
«Avant-main: Epaule longue et oblique. Les antérieurs ont une bonne ossature et sont droits du coude au sol, qu’ils soient vus de face ou de profil ».
Le corps puissant du labrador est porté par des membres dotés d’une ossature adéquate pour assurer la cohérence de l’ensemble.
Jamais un labrador ne doit donner l’impression d’être haut ou court sur pattes, pas plus que d’être un tonneau monté sur allumettes et encore moins d’être gracile du bout de la truffe à la pointe de la queue. Ce genre de choses n'est pas imaginable chez un spécialiste de la race.

«Corps: Poitrine bien large et bien descendue avec des côtes en plein cintre. La ligne de dessus est horizontale. Le rein est large et fort ».
La cage thoracique, où doivent trouver leur place le cœur et les poumons d’un athlète puissant et rapide, est profonde, descendant sous les coudes et se prolongeant de haut en bas jusqu’à l’arrière-main, ce qui donne au chien une ligne de dessous pratiquement parallèle à la ligne de dessus. L’aspect levretté est hautement indésirable. Les côtes sont en forme d’ogive et non pas en cerceau même si certains juges ne l'on pas compris. Le dos est court, musclé, énergique, dans une ligne parfaitement horizontale, ce qui exclut aussi bien un aspect voussé qu’ensellé.

«Arrière-main: Bien développée. La croupe ne descend pas vers la queue. Grasset bien angulé. Jarrets bien descendus. Les jarrets de vache sont à proscrire ».
C’est l’arrière-main qui propulse le chien en avant. Il lui faut de la puissance et de l’ampleur. Les cuisses larges et musclées seront arrondies à l’arrière et à l’avant lorsque le chien est vu de profil. L’ampleur du mouvement sera donnée par une angulation suffisante du jarret.
Les paturons, parallèles et verticaux sont ainsi implantés nettement en arrière de la partie postérieure de la cuisse. On parlera de jarret droit lorsque, l’angulation de ce dernier est inexistante, il est implanté dans l’axe de la cuisse. On parlera de jarrets de vache lorsque les pointes des jarret ont tendance à se toucher et que les pieds sont à l’équerre. Jarrets de vaches et jarrets droits handicapent le chien dans ses allures. Le fouet prolonge la ligne du dos. Il est attaché au bout du dos. Ni trop haut, ni trop bas, auquel cas il ne prolonge plus le dos. Idéalement, il est porté à l’horizontale et le chien manifeste son intérêt en le battant d’un flanc à l’autre.

«Pieds: Ronds, compacts : doigts bien cambrés et coussinets bien développés ».
Les pieds assurent la mobilité du chien quelque soit le terrain.
Le labrador est adroit partout, dans les ronces, la boue, les rochers, la vase ou l’eau dans laquelle il est aussi rapide que discret. Les quelques 35 kg de ce chien doivent leur maniabilité à des pieds rappelant ceux du chat, ronds et compacts aux coussinets denses. Pantouflard, le labrador, oui, certes, si son maître somnole au coin du feu, mais "jamais en pantoufles".

«Queue: Trait distinctif de la race : très épaisse à la naissance, s’effilant progressivement vers l’extrémité, de longueur moyenne, dépourvue de frange mais recouverte complètement d’un poil court, épais, dense, qui donne une apparence de rondeur décrite sous le nom de « queue de loutre ». Elle peut être portée gaiement mais ne doit pas se recourber sur le dos ».
La queue du labrador ne ressemble à celle d’aucun autre chien.
Elle est décrite sous le nom de queue de loutre. La queue de la loutre dont la fourrure est riche et serrée est très épaisse à la base et uniformément recouverte de poils ce qui lui donne une allure de gros cylindre. C’est le poil si particulier du labrador, chien d’eau par excellence, qui donne à sa queue cette ressemblance avec celle d’une loutre. On arrondit le bout de la queue du labrador en coupant les poils de son extrémité ce qui accentue son apparence cylindrique.
On comprendra aisément qu’un labrador n’ayant pas le poil requis n’aura pas non plus la queue de loutre caractéristique de la race. C’est hélas actuellement le cas de nombreux labradors qui, n’ayant qu’un poil s’apparentant à la souris, n’ont, conséquemment, qu’une queue rappelant celle du rat. Chez les chiens dotés du meilleur poil, la queue garde une apparence de queue de loutre même pendant la mue. Comme on l’a déjà vu, le fouet doit être porté horizontalement, dans l’axe du dos. Le chien ne doit pas l’incurver sur son dos ni le porter à la verticale. Toutefois, il est tout naturel qu’il le relève lorsqu’il se trouve soudainement confronté à une situation excitante, la rencontre d’autres chiens par exemples.
La longueur de la queue est correcte lorsque son extrémité atteint la pointe du jarret. Au galop, le chien semble l’utiliser tel un balancier et dans l’eau, à l’image de la loutre, tel un gouvernail.
Il fut un temps où l'on focalisait sur les queues trop longues, les queues trop courtes, hélas, nuisent tout autant à l'équilibre du chien.

«Allures-mouvement: Allures dégagées, couvrant suffisamment de terrain. Les membres antérieurs et postérieurs se déplacent dans des plans parallèles à l’axe du corps ».
L’allure à laquelle on juge un labrador est le trot. Le labrador trotte en propulsant son corps en avant au moyen de son arrière-main. Le mouvement est correct lorsque le chien couvre son terrain c’est à dire quand ses pieds postérieurs se posent au moins dans les empreintes de ses pieds antérieurs. Par opposition, si les pieds arrières du chien se posent derrière les empreintes de ses pieds avants, c’est que le chien ne pousse pas son corps en avant avec son arrière-main mais qu’il le tire à l’aide de son avant-main. On dira alors qu’il trotte sur les épaules. Il économise ainsi ses postérieurs qui tendront à être moins développés que ses épaules, ce qui est précisément à l’inverse du standard. C’est le cas des chiens qui souffrent d’une déficience quelconque de l’arrière-main telle qu’une mauvaise angulation du jarret par exemple, ou d'une dysplasie grave.

«Le poil: Le poil est le trait distinctif du labrador. Il est court et dense, sans ondulation ni frange : il donne au toucher l’impression d’être passablement rêche. »
Le poil est destiné à protéger le chien de l’eau, des ronces et du froid. Un labrador doté d’un poil correct s’exposera volontairement à la pluie alors même qu’il dispose d’un abri et, à l’inverse d’un chien à poil atypique, il séchera très rapidement après une baignade.
L’hebdomadaire anglais « Dog World » lu aux quatre coins du monde a consacré, en Novembre 1993, six pages au labrador. Dix-sept des éleveurs de labradors les plus renommés du pays qui, naturellement, jugent tous en exposition, y étaient interrogés sur les principales caractéristiques spécifiques au labrador. A la lecture de ces dix-sept interviews, force est de constater que tous ces spécialistes sont unanimes : les particularités physiques déterminantes chez le labrador sont au nombre de trois : la tête, le poil et la queue de loutre. Madame Gwen Broadley, certainement la plus fameuse éleveuse de ce demi-siècle, dont l’affixe « Sandyland » est présent au pédigree de la plupart de nos labradors actuels, résume ainsi l’avis général : «Sans une tête douce et intelligente, le double poil et la queue de loutre, le vrai type est perdu ».
Toujours dans Dog World, Madame Margot Wooley, une autre grande dame du labrador, qui élève sous l’affixe « Follytower » remarque : « Bien que le poil soit court, il est surprenant de constater à quel point un poil vraiment épais peut faire la différence sur l’allure générale et pour la queue de loutre ».
C’est en effet le poil qui donne à ce chien musclé et bâti en force, son apparence de rondeur que certains, en l’absence d’un poil adéquat, compensent par une surcharge pondérale, ce qui n’est pas précisément l’attribut rêvé d’un sportif.
Le standard précise bien que le poil ne doit présenter ni ondulation ni frange. Les franges ne sont pas plus tolérées sous le corps ou sous le fouet que sur les flancs. Il y a toutefois une partie de l’individu sur laquelle une légère ondulation est de bon aloi, c’est l’extrême sommet du dos. Madame Hepworth, qui élève ses labradors sous l’affixe mondialement connu de « Poolstead », confiait à Dog World « j’aime voir une légère ondulation sur le dos du chien, c’est alors, pour moi, un poil de vrai labrador ».
Cette phrase, de nature à horrifier ceux qui n'ont d'autre expérience du labrador que la lecture du standard de la race, est toujours présente à l’esprit de la petite minorité des éleveurs de haut niveau pour qui une légère ondulation sur le dos, est un critère de qualité très prisé.

«Couleur: Entièrement noir, jaune ou marron (chocolat). Le jaune va du crème clair au roux (du renard). Une petite tâche blanche est admise sur le poitrail ».
Le chiot naît noir, jaune ou chocolat, trois couleurs franches qui se nuancent au cours de la croissance. Le chiot noir peut présenter de sérieux reflets acajou qui disparaîtront après de la mue pour laisser la place à un noir de jais, et la mue de bébé du chiot chocolat sera parfois spectaculaire, allant jusqu’à lui donner des allures de chat siamois.
Le standard tolère chez le noir une petite tache blanche au poitrail, ce qui n’est ni souhaitable ni apprécié, mais n’est pas un motif de refus de confirmation. La robe du noir est uniforme, le poil couvrant noir brillant, le sous-poil brun profond masquant la peau lorsque l’on caresse le chien à rebrousse-poil. Chez les noirs, des plaies graves peuvent entraîner la repousse de poils blancs.
La couleur jaune peut adopter toutes les nuances allant du crème au roux. La robe n’est pas uniforme. Elle comporte des zones plus foncées, notamment aux oreilles, et plus claires, souvent le long des épaules. Le sous-poil est plus clair que le poil couvrant.
La robe chocolat peut revêtir, à l'image de la jaune, toutes les nuances du marron. Le sous-poil du chocolat est beaucoup plus clair que le poil couvrant et nécessite un brossage énergique et régulier, surtout lors de la mue, afin de conserver à la robe une couleur uniforme. Tant que la robe n’est pas parsemée de jaune et tant qu’elle n’est pas d’un roussâtre terne, toutes les nuances sont admises. Un labrador ne se juge pas à sa couleur dès lors qu’elle est en concordance avec le standard ; préférer telle ou telle nuance est affaire de goût personnel.
La couleur chocolat, encore peu répandue en France suscite, comme toute curiosité, nombre d’allégations des plus farfelues, les plus éclairés allant jusqu’à prétendre que ce n’est autre qu’une tare génétique. Oser dénigrer une couleur prévue par le standard relève de l'incompétence caractérisée.
S’ajoute ainsi à toutes les particularités du labrador, qui en font un chien aussi attachant qu’esthétique, un panel de couleurs, dans lequel, du crème au noir, toutes les nuances sont possible
 
“Taille: Hauteur au garrot idéale de 56 à 57 cm chez le mâle et de 54 à 56 cm chez la femelle ».
   Le labrador est un chien de taille moyenne. L’écart de taille souhaité entre les sexes est faible, voire inexistant. 

"Défauts: Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut"

"Les mâles doivent avoir deux testicules d'aspect normal complètement descendus dans le scrotum"
La monorchidie (absence d'un testicule dans le scrotum) entraîne le refus de la confirmation du chien, mais n'a aucune incidence ni sur son comportement, ni sur sa vie de chien.